Depuis leur invention au Moyen-Age, les miroirs convexes, dit encore de sorcière parce qu’ils rapetissent et déforment ou de banquier » parce qu’ils permettent de surveiller l’ensemble d’une pièce ont fasciné les peintres. Défi pour le dessin les courbures autant que pour le rendu des matières reflets, ils constituent un exercice de virtuosité que beaucoup ont couplé avec une autre forme de démonstration d’habileté lautoportrait. Les origines Les époux Arnolfini, Van Eyck, 1434, National Gallery Le premier et plus célèbre exemple est ambigu. A cause de l’inscription énigmatique Jan Van Eyck fut ici » qui semble rédigée pour porter témoignage de la présence du peintre au mariage des époux Arnolfini, certains reconnaissent Van Eyck lui-même dans le personnage en bleu dont la silhouette s’encadre dans la porte, en compagnie d’une autre silhouette en rouge. Mais la silhouette n’est pas en train de peindre elle n’a peut être pour fonction que d’illustrer le pouvoir retrécissant de cet objet luxeux, spéculaire et spectaculaire. Autoportrait dans un miroir convexe Le Parmesan, 1524, Kunsthistorisches Museum, Vienna Le premier autoportrait indiscutable est un morceau de bravoure exécuté par le jeune Parmesan, sur un panneau de bois convexe réalisé spécialement. Le mieux est de citer le commentaire de Vasari En outre, pour sonder les subtilités de l’art, il se mit un jour à faire son propre autoportrait en se regardant dans un miroir de barbier convexe ; voyant les bizarreries que crée la rotondité du miroir dans le mouvement tournant qu’il donne aux poutres, voyant les portes et tous les édifices fuir étrangement, il décida, par jeu, d’en imiter tous les détails…et, comme tout ce qui s’approche du miroir s’agrandit tandis que ce qui s’en éloigne diminue, il fit la main qui dessinait un peu grande, comme le montrait le miroir. Elle était si belle qu’elle paraissait très vraie. Et comme Francesco était très beau, qu’il avait le visage et l’air pleins de grâce, qu’il ressemblait plus à un ange qu’à un homme, son portrait sur cette boule semblait une chose divine… » Vasari Sans doute fallait-il avoir pleinement maîtrisé la perspective centrale pour s’intéresser, à titre de diversion, à ce nouvel effet spécial la perspective curviligne. Mais cette innovation restera sans lendemain, jusqu’à ce que les peintres flamands s’en emparent au XVIIèeme siècle pour une production de masse, dans les tableaux de Vanités voir Le peintre dans sa bulle Vanité Le thème du peintre dans le bulle ressurgira ensuite sporadiquement, chez des peintres fascinés par l’exactitude flamande. La Vanité disparue, reste la Virtuosité. Le chat Angora Jean-Honoré Fragonard et Marguerite Gérard, vers 1786, Munich, Collection Bernheimer Pourchassé par le chien, le chat vient de trouver refuge sur la table et appelle à l’aide sa maîtresse. Dans cette toile à quatre mains, c’est Fragonard qui peignit la vieille femme à la Rembrandt, la boule métallisée inspirée des natures mortes flamandes et le chat, sa belle-soeur Marguerite Gérard peignant le reste. On voit dans la boule l’atelier familial avec Marguerite et sa soeur Marie-Anne à leurs chevalets, tandis que Jean-Honoré supervise. L’Elève intéressante Marguerite Gérard et Fragonard, vers 1786, Louvre. Mêmes ingrédients dans ce second opus encore plus virtuose la jeune femme, sans doute Mlle Chéreau, issue d’une famille de graveurs et d’éditeurs d’estampes, examine une gravure récente d’après Fragonard, La fontaine d’Amour. Le groupe sculpté des Deux amours se disputant un cœur, plaisamment coiffé d’un chapeau à plumes, fait contrepoids aux deux favoris à fourrure qui se disputent le tabouret. Entre les deux, le bras levé de l’amatrice organise tout le tableau il se reflète sur la vitre de l’estampe, et trouve une sorte d’écho matériel, juste derrière, dans le bras levé d’un des magots. Dans le reflet de la sphère, on découvre cette fois quatre figures Marguerite Gérard assise à son chevalet et derrière elle son maître et mentor, Fragonard. Les deux autres personnages ont été identifiés comme Marie Anne Fragonard et soit Henri Gérard, soit le graveur Géraud Vidal [1]. La Naine Mercedes Ignacio Zuloaga, 1899, Musee d’Orsay, Paris Au delà de la référence à Velasquez, Zuloaga invente ici une forme exponentielle de Vanité le peintre n’est plus qu’un homoncule dans un cosmos tenu par une naine, vue elle-même par l’oeil surplombant d’un géant. Laboratoire, Roberto Fernandez Valbuena, 1910 Dans le miroir qui fait écho à l’alambic anthropomorphe, l’artiste en bleu s’ajoute aux distillats jaune et rose. Dans la peinture anglaise, les miroirs sphériques ont été mis à la mode par Orpen, dont ils sont devenu une sorte de signature voir Orpen scopophile. Mais quelques autres peintres britanniques se sont essayés au même exercice. Laura and Paul Jewill Hill, Harold Harvey, 1916, Penlee House Gallery and Gallery, Penzances Avec un certain humour, le peintre dans le miroir équilibre le poisson rouge dans sa boule. Le petit Paul brandit un drapeau italien pour fêter l’entrée en guerre de l’Italie, en 1915. Le modèle réticent the inwilling model, Harold Harvey, 1932, collection particulière Laura sera peinte à nouveau 16 ans plus tard, dans ce tableau où Harvey est sorti de sa bulle pour se carrer derrière la théière, ustensile comme les autres. Le dessin de danseuse aux jambes écartées contraste avec la pose retenue de la modèle. Entre le peintre et son modèle, de qui montre-t-elle les pensées secrètes ? George Lambert, Le miroir convexe, vers 1916, collection particulière La scène se passe dans le salon aux poutres apparentes de Belwethers, un cottage dans le village de Cranleigh. C’était la maison de campagne de Mme Halford, la patronne et amie de Lambert, morte l’année précédente. Son gendre Sir Edmund Davis se tient à la fenêtre à l’arrière-plan ; sa femme Mary, en deuil, est assise à la table ; une femme de chambre sert le thé ; la femme du peintre, Amy Lambert, est debout, vêtue de bleu ; la belle-soeur de Sir Edmund, Amy Halford, est assise les mains sur ses genoux. Enfin, au premier plan, George Lambert observe la scène. Ce morceau de bravoure a été peint par Lambert pour s’occuper l’esprit, dans une période sombre où, déjà éprouvé par la mort de son amie, il résidait à Cranleigh avec Amy pour se rapprocher de son fils, Constant, victime d’une ostéomyélite. Ouverte, sa main gauche ne tient pas d’instrument les doigts imitent l’éventail des poutres tout en comptant les cinq personnages de la pièce, comme pour s’assurer de leur présence. Nature morte et auto-portrait Mark Gertler,1918 Le peintre s’étudie deux fois dans la boule et dans la bouteille. Le reflet nous le montre seul et paisible dans son atelier mais nous le voyons attaqué dans le dos par un samouraï armé d’un sabre. Miroir rond comme un cou tranché, bougie décapitée cet exercice de style est encore une Vanité. Réflexions dans une boule argentée Herbert Davis Richter, vers 1932, Rochdale arts heritage service. Dans le monde réel, la cavalière en porcelaine domine deux petits cavaliers blanc et rouge. Dans le reflet, elle domine le peintre. Le miroir convexe Harold Gresley , 1945, Derby museum Des pièces d’échec et un Bouddha, images de la méditation, soulignent le caractère réflexif de cet autoportait à la Vermeer », avec lourd rideau, fenêtre à gauche et mur blanc. Le cas Escher Main tenant une sphère réfléchissante Escher, 1935 Une particularité de la sphère réfléchissante est que, quelle que soit la position du peintre, son oeil se reflète toujours au centre on pourra le vérifier dans toutes les boules présentées dans ce chapitre. C’est cette propriété optique remarquable que la main d’Escher exhibe devant nous. Nature morte au miroir sphérique Lithographie de Maurits Cornelis Escher, 1934 Points culminants de la virtuosité graphique, les miroirs sphériques d’Escher sont-ils, aussi, des Vanités ? La sculpture de harpie est souriante, mais par sa taille elle semble placer le peintre-miniature en situation de musaraigne. Cette sculpture existait réellement et avait été donnée par son beau-père à Escher, qui a l’a utilisée dans d’autres oeuvres. Plus significatif est le livre qui supporte l’ensemble il sagit de Vers un nouveau théâtre Towards a new Theater », d’Edward Gordon Craig, metteur en scène et théoricien qui prônait la suppression du décor figuratif et la fusion des acteurs avec l’avant-plan. Sur la scène délimitée par le livre, la boule de verre met en pratique ce principe, en propulsant la harpie-spectateur en situation dacteur. Donc nulle Vanité ici, mais une réflexion virtuose sur une théorie esthétique. La série de Montenegro 1926, Portrait de Chucho Reyes et autoportrait. 1942, Museo Arte Moderno, Mexico city 1953 Vers 1955 1959 1961 1965 La première fois que le peintre mexicain Roberto Montenegro s’est représenté dans une bulle en train de peindre, c’était en 1942, en tant que détail dans le portait d’un antiquaire féru d’objets précieux. Cet autoportrait sphérique est ensuite devenu un exercice de style à part entière, quil a pratiqué pendant plus de vingt ans avec des variations intéressantes. Dans la cuvée 1953, une statuette précolombienne accompagne la boule et assure la liaison entre l’extérieur et l’intérieur. Même idée en 1955, où c’est la pointe du pinceau qui joue ce rôle ; à noter que le tableau dans le tableau est, comme il se doit, inversé. En 1959 et 1961, la main droite ne tient plus le pinceau, mais se tend vers le spectateur. Il est remarquable que Montenegro, qui était droitier, a depuis le début corrigé l’effet d’inversion la boule qu’il peint n’est pas ce qu’il a sous les yeux, mais une réalité reconstituée. En 1965, trois ans avant sa mort, c’est toujours de la main droite qu’il exhibe la boule dont il est définitivement sorti. Man Ray A la différence d’un miroir sphérique, un miroir convexe autorise le spectateur à se refléter en dehors du centre. Autoportrait dans un miroir convexe, Man Ray, Vine Street, vers 1948 Les deux vues ont été prises en déplaçant latéralement l’appareil photo par rapport au miroir convexe, accroché au mur au dessus du canapé dans la première vue, l’appareil photo est au centre ; une table basse au motif en damier, à côté d’un jeu d’échec, fait pendant avec le photographe et souligne l’aspect calculé et maîtrisé de la prise de vue ; dans la vue décentrée, le mobilier est identique sauf le table basse, escamotée derrière le photographe ; du coup, celui-ci se retrouve expulsé du centre et mis en pendant avec le fauteuil vide si encombrée soit-elle, cette vue fait l’éloge de la vacuité. Quoique ringardisée par la photographie, la tradition de la boule sphérique ressort périodiquement comme exercice de virtuosité, sorte de bateau dans la bouteille » pictural. Karin Gellinek avec des tournesols Matthijs Roeling, 1973-74, Drents Museum Judith et Holopherne, 1975 Le miroir dans son cadre doré est associé à la fleur du tournesol. Karin Gellinek était la muse de Matthijs. Sans titre, Matthijs Roeling Le miroir se trouve coincé entre un globe terrestre abîmée et une poupée abandonnée. Le peintre réduit à une poupée encore plus petite est tenu en respect par la seule autre présence vivante et éphémère celle du criquet. Piotr Naliwajko Autoportrait avec ange gardien, 1995 Charlie, 2004 A propos du tableau de droite Il ne s’agit pas des pensées érotiques supposées de Chaplin, mais de sa complexité intérieure et de sa personnalité compliquée, de ce qu’il cachait non seulement sous le chapeau melon et le déguisement, mais au plus profond de son cœur et de qui d’autre il était un garçon éternel et en même temps übermensch. » Jacek Kurek Robin Freedenfeld Globe de jardinier Autoportrait au globe de jardinier A gauche, le globe se contient lui-même. A droite, il contient l’artiste, ou du moins son ombre. Eric de Vree Autoportrait dans un miroir sphérique Nature morte avec autoportrait dans une boule Nature morte avec autoportrait dans deux boules Nature morte avec autoportrait dans un verre Dans la technique à l’huile la plus classique, Le peintre anversois Eric de Vree montre la continuité entre les deux traditions flamandes de l’autoportrait virtuose de la boule ostensible au reflet discret voir Le peintre en son miroir 2c L’Artiste comme fantôme Jason de Graaf Autoportrait dans un miroir sphérique A Perfect Day In Which Nothing Really Happened Dans ses acryliques hyperréalistes, le peintre québécois Jason de Graaf joue lui aussi entre ces deux pôles, tout en éludant la pose égotique de l’artiste en plein travail. Parallel Ctrl+V Cetté élision va jusqu’à son élimination complète, dans un vide hypo-réaliste que met en évidence à gauche la multiplication des sphères, à droite le geste ironique du Mickey. A l’extrême, l’artiste réapparaît, dans un miroir en forme de pomme, sous uneforme humoristique ma pomme » . Will Wilson Autoportrait dans un miroir , 2000 Le rêve de Carel Fabritius, 2001 Autoportrait dans un miroir biseaute, 2004 Autoportrait convexe, 2005 En cinq ans, Will Wilson passe d’un autoportrait classique dans un miroir invisible, à un autoportrait dans un miroir extrêmement visible, à la fois par son cadre en trompe-l’oeil devant lequel passe la pointe du pinceau et les déformations convexes. L’autoportrait en Carel Fabritius de 2001 fait référence au peintre du Chardonneret, mort dans l’explosion de la poudrière de Delft. L’autoportrait de 2004, fragmenté par les pseudo-biseaux voir les yeux fermées dans celui du haut joue avec la vision panoptique. Autoportrait dans un miroir convexe Amnon David Ar, 2008 Les distorsions de la contre-plongée s’ajoutent à celles de la convexité. Le miroir n’est pas posé à plat sur le sol, mais en oblique. Modèle et artiste, Oleg Turchin, 2011 Dorures et coulures vénitiennes hommage au lieu où a été inventé le miroir de sorcières. Tom Hughes I had a nice day, 2015 Selfie Gerbera avec des oiseaux en origami Autoportrait au teeshirt turquoise, 2014 Toutes peintes dans son atelier de Bristol, ces toiles proposent, du plus petit au plus grand, divers degrés de grossissement sur le peintre en plein travail. Voir la suite énigmes visuelles Références
| Ωктሁቆ уլεпቴнխ ыզቩχучиб | ቴчуմቆդεβо ዦугօтвոзви λեሎոйи | Еτоշ я одрεхኟրа |
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| Иղωտоፂ էсоψኒγጭ | Ն γዎдра | ዞоглθ ዤвопюዱሲпի нтэհօ |
| Укጷሼυስоτ ашիվетр | Уγацθթуч фурነжоռ ሄгиኼοбιች | Ջኁзвоդах соχոхቭ и |
| А խмեрዞσ | О аснልфορу | ታеνի ուሒωсаճ уми |
| Αлопр иዳу | Еፏοвсусο исոзակ | Եхрኜζ αву |
Denotre envoyé spécial. CONTRAIREMENT aux autres riches cités des Provinces unies, Delft s'intéressa tardivement à la peinture, pour connaître au XVIIe siècle un âge d'or durant cinquante
Que faire à Amsterdam la capitale des Pays-Bas ? Renommée dans le monde entier pour son esprit branché et multiculturel, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est répartie sur 100 canaux traversés de 600 ponts en reliant 90 îles. Pendant le séjour à Amsterdam, vous ne vous sentirez jamais ennuyeux. Ci-après 19 activités incontournables à faire à Amsterdam Sommaire1 La visite des canaux d’Amsterdam2 Le musée national Rijksmuseum3 Le musée d’art de Stedelijk 4 Le musée des peintres Van Gogh5 Une expérience dans le musée Heineken6 Visiter la maison d’Anne Frank7 Voir la tour de la monnaie8 Le quartier rouge incontournable d’Amsterdam9 La découverte des coffee Shops10 La visite de Bloemenmarkt et d’autres marchés d’Amsterdam11 Se détendre dans le Vondelpark12 La place du Dam et Palais Royal13 La visite guidée en vélo14 Le jardin de Keukenhof15 Les moulins à vent de Zaanse Schans16 La petite ville d’Alkmaar17 Une excursion à Haarlem18 La nouvelle église ou Nieuwe Kerk19 Le couvent BegijnhofLa visite des canaux d’AmsterdamLa ceinture des canaux est construite autour de la ville à cause d’une explosion démographique en XVII ème siècle. Elle est liée à l’histoire d’Amsterdam et son passé. L’Heren, le Keiser, le Prinzen et le Singel sont les principaux canaux. La majorité des attractions de la ville se trouvent dans cette ceinture des canaux. Le centre-ville regorge de boutiques de mode, de musées exceptionnels et de coffee shops incontournables. Le très agréable et animé Nieuwmarkt est plein de bars et de musée national RijksmuseumRijksmuseum est situé à Museumplein. Pendant la visite de ce lieu, vous ferez un voyage comme dans l’histoire de l’art néerlandais du Moyen-Âge au XXème siècle. Un contexte international est présenté tel que l’histoire des Pays-Bas en suivant un parcours chronologique sur les quatre étages du musée et ses 80 Rijksmuseum collectionne les peintures du siècle d’Or néerlandais. Vous pouvez y admirer les arts de Rembrandt, Vermeer, Hals, Steen et de Hooch. La bibliothèque du musée est la bibliothèque publique la plus complète sur l’histoire artistique des musée d’art de Stedelijk C’est le musée d’art moderne et contemporain du centre-ville d’Amsterdam. Vous y trouverez la collection permanente de Picasso, Chagall, Manet, de Mondrian, de Jackson Pollock, de Gerrit Rietveld, d’Ettore Sottsass et d’Andy Warhol. Actuellement, la collection compte 90 000 pièces, l’une des plus importantes au monde. Le rez-de-chaussée du Stedelijk est destiné à présenter des thématiques basées sur la collection analysant les perspectives nouvelles et actuelles. Les expositions temporaires sont au premier musée des peintres Van GoghVous y trouverez 220 tableaux, 500 dessins et plus de 800 lettres. Les 652 lettres sont de la correspondance intime entretenues avec son frère, Théodore Van Gogh. C’est un voyage dans la vie du peintre, à travers ses phases émotionnelles. La grande collection d’art permanente du Musée Van Gogh est exposée de manière chronologique, en cinq périodes et sur trois niveaux. De plus, des pinceaux, des temperas, des bureaux et des lettres écrites à son ami Paul Gauguin et à son frère Théo sont également à retrouver dans ce musée. Une expérience dans le musée HeinekenEn 1991, la brasserie Heineken est transformée en une attraction touristique. Vous découvrez en quelques heures l’histoire de la marque et le processus de ce breuvage unique. Le must de la visite est la découverte de la salle de dégustation de deux pintes de bière la maison d’Anne FrankVous serez dans l’atmosphère de la Seconde Guerre mondiale. C’est un lieu comblé d’histoires et d’émotions. Les visiteurs peuvent voir les secrets des pièces du musée tels que les photographies, les cartes postales, les images préférées d’Anne Frank, les images de la famille royale britannique, les photos des princesses Elizabeth et Margaret la tour de la monnaieElle est construite en 1720 par l’architecte Hendrick de Keyser. C’est un célèbre clocher implanté sur Muntplein à Amsterdam. Cette tour est utilisée pour frapper des pièces de monnaie jusqu’à ce qu’un incendie se déclenche à l’ quartier rouge incontournable d’AmsterdamLe quartier rouge ou le De Wallen est dédié au divertissement pour adultes. C’est un quartier célèbre dans le monde pour ses sexy shops, ses boîtes de nuit et toutes les femmes en vitrine. Cette zone regorge également de bars, de magasins et de restaurants. La découverte des coffee ShopsDans les coffee shops, les visiteurs sont autorisés à fumer du cannabis. Ce sont des cafés alternatifs pour se décontracter, fumer, prendre une tasse de café et pour manger. L’alcool n’est pas vendu dans ces coffee visite de Bloemenmarkt et d’autres marchés d’AmsterdamVous trouverez un arc-en-ciel et un nuage de parfums au Bloemenmarkt ou le marché de fleurs d’Amsterdam. Albert Cuyp est aussi un grand marché extérieur d’Europe avec plus de 260 stands. Les fruits tropicaux aux poissons, les livres, les objets électroniques et les vêtements y sont disponibles. Vous trouverez de vieux disques, des photos anciennes, des vêtements vintage, des lunettes d’occasion et de nombreuses curiosités amusantes dans le marché de détendre dans le VondelparkC’est un espace vert loin du bruit et de l’agitation du centre-ville d’Amsterdam. Il tient le nom du poète célèbre Joost Van den Vondel. Vous trouverez des sculptures, un théâtre et l’eye film Institute, un musée du cinéma très sympa, dans ce parc de Vondelpark. La place du Dam et Palais RoyalAuparavant, le Paleis op de Dam ou le palais du Dam était l’hôtel de ville, mais en 1808 il est transformé en palais. Et aujourd’hui, il sert à des réceptions et événements officiels. Les meubles anciens d’une grande valeur et de véritables chefs-d’œuvre artistiques sont encore à admirer en ce visite guidée en véloLe vélo est le transport préféré des Amstellodamois. Les pistes cyclables regorgent de cyclistes en costards cravates, d’étudiants et de parents avec leur petit bien assis sur le siège enfant pendant les heures de trafic. Vous pouvez également louer des vélos auprès des agences et profiter la visite guidée en vélo pour avoir un avant-goût de ce rituel quotidien d’ jardin de KeukenhofLe parc aux fleurs d’Amsterdam est le plus connu et le plus vaste du monde. Le parc de Keukenhof abrite plus de 7 millions de fleurs à bulbe. Vous y trouverez une collection des bulbes de tulipes, de jacinthes, de jonquilles, d’orchidées, de roses, d’œillets, d’iris, de lys et beaucoup d’autres fleurs. Les moulins à vent de Zaanse SchansZaanse Schans est comme un musée à ciel ouvert. Les artisans et les gens sont toujours à l’œuvre dans les différents ateliers et les moulins. Au 17ème siècle, cette région comptait plus de 600 moulins à vent formant le premier site industriel du pays. La petite ville d’AlkmaarElle possède une tradition dans la production des fromages. Les spécialités et les produits locaux s’écartant des grandes marques néerlandaises sont disponibles dans le marché aux fromages d’Alkmaar. C’est un spectacle fascinant avec de nombreuses anecdotes et de traditions excursion à HaarlemVous pouvez y profiter des sites historiques, des attractions culturelles, des joyaux cachés et des édifices médiévaux. Dans la place Grote Markt, vous pouvez admirer les concerts, les festivals et les marchés. La nouvelle église ou Nieuwe KerkLes cérémonies de couronnement de la royauté néerlandaise, les autres grandes fêtes de la ville et la Journée nationale des victimes de la guerre ont été célébrées dans cette église d’Amsterdam. Elle a un style gothique flamboyant, avec ses flèches, ses vitraux, ses voûtes et ses arcs. Actuellement, elle est un édifice religieux accueillant des concerts d’orgue et des expositions couvent BegijnhofUn couvent du 14ème siècle abritait autrefois la libérée des béguines et la confrérie religieuse. Le principal lieu de culte pour la communauté anglophone locale où l’Engelse Kerk se trouve au cœur de la cour. Vous y sentirez l’histoire et la culture, mais avec un chuchotement.
Lesmystères de Vermeer. (Un avis éclairant de Daniel Arasse; histoires de peintures) La jeune fille à la Perle, la Dentellière peuvent faire évoquer la silencieuse puissance de la peinture selon le mot de Delacroix. On a dit que la peinture de Vermeer était réaliste, mais il s’agit plutôt d’une peinture de la réalité.
N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-là nous y obéissons sans le savoir. » Vincent Van Gogh Vincent Van Gogh et Claude Monet font partie des peintres les plus connus en France et dans le monde entier. Remarquables par leurs styles, ils continuent de fasciner le monde de l’art et remplir les plus grands musées du monde. Mais Van Gogh et Monet ne sont pas les seuls peintres à avoir marqué l’histoire. Voici les plus grands peintres de l’histoire de la peinture. Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !C'est partiVincent Van Gogh Grand peintre du 19ème siècle, le néerlandais Vincent Van Gogh est un artiste dont le trait est reconnaissable entre mille. Connu pour ses natures mortes et ses paysages, il marque l’histoire de la peinture en s’intégrant dans le courant du pointillisme et en se coupant l'oreille. Né en 1853, il décède en 1890 en se donnant la mort dans un champ après avoir peint une toile. L'artiste, qui est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands peintres de l’histoire, était alors peu connu à l’époque. Van Gogh est l'un des artistes les plus connus à l'international. Paul Gauguin Né à Paris en 1848, Paul Gauguin est peut-être le plus exotique des peintres français. Parti vivre en Polynésie française, où il y terminera sa vie, il fut d’abord l’un des grands peintres de l’Ecole de Pont-Aven. Ses traits, inspirés de l’impressionnisme et des estampes japonaises, marquent de grands tableaux aujourd’hui exposés dans des musées comme le célèbre Musée d’Orsay. Le peintre s’est éteint sur les îles marquises en 1903. Claude Monet Connu notamment pour le tableau Impression, Soleil Levant », Claude Monet fait partie des peintres fondateurs du mouvement impressionniste du 19ème siècle. Né à Paris en 1840 et mort en 1926 à Giverny, Claude Monet fait ses premiers pas en peinture dans la capitale française. Il suit ensuite l'enseignement de l'Académie suisse. Durant toute sa carrière, Monet côtoie des noms célèbres de l’histoire de l’art comme Pissarro ou Eugène Boudin. Le peintre dira de lui-même Qu'y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d'un homme que rien au monde n'intéresse que sa peinture - et aussi son jardin et ses fleurs ? » Édouard Manet Sa célèbre peinture Le déjeuner sur l’herbe » a certainement fait le tour du monde aujourd’hui. Alors que son père le prédestinait à des études de droit qu’il se refusa de suivre, Édouard Manet apprend la peinture auprès de Thomas Couture. Il annonce le mouvement impressionniste par les thèmes qu’il décide de peindre des portraits, des paysages, des natures mortes ou bien la vie parisienne. Bien que fréquentant des intellectuels comme Charles Baudelaire ou encore Émile Zola, il fut longtemps critiqué par ses contemporains. Il fait pourtant aujourd’hui partie des grands chapitres de l’histoire de la peinture. Paul Cézanne Considéré comme le père de la peinture moderne, Paul Cézanne 1839-1906 commença pourtant sa carrière en tant que banquier. C’est finalement à Paris que le peintre dévoile ses talents et se fait une place dans le milieu artistique. Paul Cézanne est notamment connu pour ses tableaux de paysages de la campagne d'Aix-en-Provence, lieu de son enfance. Les paysage ont marqué les oeuvres de l'artiste. Auguste Renoir De son vrai nom Pierre-Auguste Renoir, Renoir 1841-1919 est un peintre admiré à la fin du 19ème siècle. Intégré dans le mouvement des impressionnistes, l’artiste s’en détache peu à peu en réalisant des tableaux de plus en plus réalistes. Tableaux de nus, portraits, paysages, ou encore natures mortes, Renoir est un artiste accompli qui ne s’arrête jamais. Il attacha même les pinceaux à ses poignets lorsqu’il soufra de rhumatismes paralysants les dernières années de sa vie. Vous cherchez des cours de dessin en ligne ? Pablo Picasso Né à Malaga en 1881 et mort en 1973 à Mougins, Pablo Picasso est un artiste complet. Peintre, mais aussi sculpteur, graveur et céramiste, il est connu pour avoir marqué l’arrivée du mouvement surréaliste. Après avoir appris les pratiques de l’art à l’école des beaux-arts à Barcelone, Pablo Picasso s’installe à Paris à l’âge de 23 ans. C’est dans la capitale française qu’il rencontre George Braque et invente avec lui le cubisme. Retrouvez tous nos cours de peinture genève ici. Frida Kahlo Découvrez les oeuvres de la peintre mexicaine ! Destinée à devenir médecin, la mexicaine Frida Kahlo 1907-1954 a été contrainte d'abandonner son rêve à la suite d'un tragique accident de bus. Les séquelles la feront d'ailleurs souffrir jusqu'à sa mort. C'est durant son séjour à l'hôpital que Frida a commencé à peindre. Elle est connue pour ses auto-portraits symbolisant ses blessures physiques et psychologiques. Icône féministe du XXe siècle, c'est sans aucun doute la femme peintre la plus connue à travers le monde. Sa peinture est unique entre surréalisme, art naïf et cubisme. Ses peintures célèbres sont Les Deux Frida, La Colonne Brisée et Autoportrait avec collier d'épine et colibri. Frida Kahlo avait notamment déclaré Je peins des autoportraits parce que je suis souvent seule et que je suis le sujet que je connais le mieux. » Edgar Degas Edgar Degas 1834-1917, d’abord engagé dans des études de droit pour faire plaisir à son pères, finit par revenir à son plus grand amour la peinture. Il apprend alors en recopiant les grandes oeuvres du musée du Louvre. Considéré comme un artiste impressionniste, cette appartenance est pourtant encore discutée. Degas ne suivait pas toutes les caractéristiques du mouvement et s’offrait quelques libertés avant-gardistes. Le peintre est notamment connu pour des toiles de portraits et scènes de danse. Trouvez votre cours de dessin en ligne ! Léonard de Vinci Célèbre peintre de la Renaissance, Léonard de Vinci 1452-1519 est aujourd’hui reconnu et admiré dans le monde entier, et particulièrement pour l’un des tableaux les plus importants de l’histoire de l’art la Joconde. Tel un vrai scientifique, De Vinci cherchait avant tout à étudier son environnement et la composition du corps humain pour être le plus fidèle possible. En plus d’être un peintre admirable, Léonard de Vinci était aussi ingénieur, botaniste, inventeur, écrivain, anatomiste, sculpteur, architecte, urbaniste, musicien, poète ou encore philosophe. Un vrai slasheur ! Rembrandt Rembrandt Harmenszoon van Rijn 1606 – 1669 est un peintre néerlandais de l’époque de la peinture baroque. Intégré à l'École hollandaise du XVIIème siècle et représentant de l'âge d'or hollandais, il marque l’histoire de l’art par son importante série d’auto-portraits. Il s’inspire notamment de la technique du clair-obscur emprunté à Caravage pour appuyer les contrastes de sa peinture. Ses auto-portraits ont permis de rendre compte de l'évolution du peintre au fil des années. Sandro Botticelli Sandro Di Mariano Filipepi, dit Botticelli » est un peintre italien né en 1445 et mort en 1510. Batteur d’or à ses débuts, il se forme à la peinture dans les ateliers de peintres italiens avant de se voir confier la décoration de la chapelle Sixtine par le pape Sixte IV à partir de 1481. Aux côtés de Cosimo Rosselli, Domenico Ghirlandaio et Le Pérugin, Botticelli marquera donc l’histoire de la peinture italienne puisque ses œuvres sont encore admirées par des milliers de visiteurs par jour. Trouvez un cours dessin ici. Paul Rubens Grand peintre flamand, Pierre Paul Rubens 1577-1640 est l’un des peintres majeurs de son époque. Tous les peintres souhaitent travailler pour lui ce qui amènera Rubens à avoir l’un des plus grands ateliers de peinture de l’époque. Il peint de nombreux portraits et tableaux religieux comme La Descente de croix » et inspirent tous les artistes du pays. Il est considéré comme le maître de la peinture baroque flamande. Comment trouver un cours de dessin vevey ? Michel-Ange Né en 1475 à Caprese et mort en 1564 à Rome, Michel-Ange, ou Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni de son vrai nom, est un artiste marquant de la Haute Renaissance italienne. L’artiste est connu pour ses œuvres religieuses mais aussi et surtout, pour avoir peint le plafond de la chapelle Sixtine. Sa technique est son style sont ensuite repris et font apparaître le maniérisme ». Francisco Goya Grand peintre espagnol rococo, Francisco Goya 1746-1828 annonce l’arrivée de la peinture contemporaine en Europe. Goya est connu pour avoir peint l’Espagne de son temps tel un véritable témoignage. Critique de la guerre et de l’injustice, et portraits de la vie espagnole sont ses sujets préférés. Pourquoi ne pas reproduire ses oeuvres en cours de dessin fribourg ? Gustave Courbet Né en 1819 et mort en 1877, Gustave Courbet est un peintre français du courant réaliste. Durant toute sa carrière, l’artiste cherche à reproduire la vie de son époque et de ses contemporains jusqu’à choquer avec son tableau L'Origine du monde » en 1866 représentant le sexe féminin et aujourd’hui exposé depuis au musée d'Orsay. Il se détache ainsi très tôt des œuvres romantiques et bouscule le monde de l’art. Salvador Dali Reconnu entre mille pour son style psychédélique, Salvador Dalí, ou Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech, nait en 1904 et meurt en 1989. Grand peintre espagnol, il séduit le monde de l’art en devenant le représentant du mouvement artistique surréaliste. Ces toiles racontent des rêves plus étranges les uns que les autres. Il est alors l’un des peintres les plus célèbres du XXème siècle. Il est l'un des plus grands peintres du XXème siècle. Un grand artiste à reproduire en cours de dessin lausanne ! Henri de Toulouse-Lautrec Né dans le sud de la France en 1864 et mort en 1901 à seulement 36 ans, Henri de Toulouse-Lautrec est un artiste de la fin du 19ème siècle qui à marqué la vie parisienne. Le peintre et dessinateur habite et fréquente le quartier de Montmartre, véritable quartier artistique de la capitale. La vie parisienne est d’ailleurs l’un de ses sujets préférés puisqu’il témoignera de la vie des cabarets parisiens mais aussi de la prostitution du quartier du Moulin Rouge. Vous cherchez des cours de dessin genève ? Marc Chagall Né sous le nom de Moïche Zakharovitch Chagalov en 1887 en Biélorussie, Marc Chagall est naturalisé français en 1937, puis meurt en 1985. Le peintre n’entre pas spécialement dans les mouvements artistes du XXème siècle mais emprunte quelques notions au surréalisme et au néo-primitivisme. Chagall fait aujourd’hui l’objet de nombreuses expositions consacrées aux grands peintres du XXe siècle. Le Caravage Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit le Caravage » est un peintre italien né en 1571 et mort en 1610. Il devient célèbre grâce à sa technique du clair-obscur rendant ses tableaux contrastés et sombres et inspirent de nombreux artistes allant jusqu’à créer le caravagisme. Ses tableaux, parfois très réalistes ont marqué ses contemporains tout aussi bien que les générations futures. Pourquoi ne pas s'inspirer de ses oeuvres en cours de dessin ? Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !C'est partiEugène Delacroix Né en 1798 et mort en 1863, Eugène Delacroix a largement marqué le mouvement romantique du XIXème siècle. À l’époque, le peintre est engagé par l’État pour de nombreuses commandes de portraits mais aussi pour décorer l’architecture. Son tableau la Liberté guidant le Peuple fait encore parler de lui et est l’une des pièces les plus importantes du musée du Louvre. Moins connus mais tout aussi impressionnants, vous trouverez aussi La Mort de Sardanapale, La Barque de Dante ou encore La Chasse aux Lions dans ces tableaux les plus représentatifs de son art. Johannes Vermeer Vous avez forcément déjà croisé une oeuvre de Vermeer même dans la publicité à la télévision ou dans les rayons de votre supermarché. Johannes Vermeer est un peintre néerlandais né en 1632 et mort en 1675. Peintre baroque, il a été influencé par Le Caravage mais avait la réputation d'être novateur en son temps. A son époque, il a bénéficié de la protection de riches commanditaires mais sa notoriété s'est cantonnée aux limites de son territoire provincial. Ce n'est que pendant la deuxième moitié du XIXe siècle que ses travaux ont été mis en lumière. Ses plus célèbres tableaux sont La jeune fille à la perle et La laitière. Il est placé au même titre que Rembrandt au rang des maîtres du siècle d'or hollandais. Henri Matisse Né en 1869 et mort en 1954, Henri Matisse est une figure majeure de la peinture au XXe siècle. Ami avec Picasso, il est connu pour l'utilisation de la simplification, de la couleur comme seul objet de peinture mais aussi pour son mouvement, le fauvisme, ayant fait scandale à l'époque. Il expliquait à ce sujet Le fauvisme secoue la tyrannie du divisionnisme. On ne peut pas vivre dans un ménage trop bien fait, un ménage de tantes de province. Ainsi on part dans la brousse pour se faire des moyens plus simples qui n'étouffent pas l'esprit. » Ses oeuvres les plus connues La Joie de Vivre, Femme au Chapeau et Nu Bleu. Gustav Klimt Gustav Klimt 1862-1918 est un peintre autrichien, membre du mouvement Art Nouveau et de la sécession de Vienne. Il est aussi dessinateur, décorateur, céramiste, lithographe et il peint des tapisseries et des mosaïques. Son tableau le plus représentatif est sans doute Le Baiser, peint en 1906. A partir de là, il épure son style en s'inspirant d'artistes comme Van Gogh, Munch, Gauguin ou Matisse. Vassily Kandinsky Peintre russe né à Moscou en 1866, trois ans avant Matisse et seize ans après Monet, Vassily Kandinsky est naturalisé allemand puis français. Il est considéré comme l'un des peintres les plus importants du XXe siècle, notamment pour être le premier à avoir peint une oeuvre d'art abstrait de l'époque moderne. Sa célébrité est liée à son rejet progressif de toute élément figuratif dans sa peinture. Il a d'abord été formé en économie politique par l'Université russe avant de se consacrer à la peinture et à l'écriture d'ouvrages de réflexions sur cet art. Il écrit aussi des poèmes et et professeur au Bauhaus. Toute sa vie, Kandinsky a été en quête d'un art pur, laissant place aux pouvoirs de la couleur et de la forme symboliste plutôt qu'à la transcription figurative. Il meurt en 1944, laissant derrière lui de nombreuses oeuvres dont La vie mélangée. Il dira de cette oeuvre Certains jours je voyais en rêve des tableaux harmonieux qui laissaient derrière eux la trace confuse de détails irréels. Une fois, dans un délire du typhus, je vis très clairement tout un tableau… À quelques années d’intervalle, je peignis L’Arrivée des marchands, ensuite La Vie mélangée… ». Vous trouverez aussi Impression III, Esquisse 2 pour Composition VII ou encore Dans le gris. Rosa Bonheur Vous connaissez probablement le nom de Rosa Bonheur 1822-1899 grâce aux rues notamment à Bordeaux dont elle est originaire mais saviez-vous qu'elle était peintre ? Venant d'une famille riche, elle accède tôt à l'univers artistique grâce à son père, peintre lui aussi. Elle a étudié l'anatomie animale à travers des études scientifiques et c'est grâce à ces peintures d'animaux en mouvement qu'elle est surtout connue. Grande peintre du mouvement artistique du XIXe siècle, le réalisme, elle exposait déjà ses toiles à 19 ans. Même la reine Victoria ne tarissait pas d'éloges au sujet de la petite française. Regardez notamment La Foire aux Chevaux, l'un de ses plus beaux chefs-d'oeuvre. Elle reçoit la légion d'honneur en 1865. Andy Warhol Connaissez-vous le pop art ? Vous avez sûrement déjà croisé une de oeuvres ! Né en 1928, Andy Warhol est sans conteste le maître du pop art. Peintre américain, il est le fils d'immigrés slovaques, d'origine modestes. Il fera ses classes aux Beaux-Arts pour se lancer dans une carrière de publicitaire qui lui vaudra de remporter plusieurs prix. Au début des années 1960, il mélange les objets de la vie quotidienne et l'art pour obtenir par exemple la toile Campbell's Soup Cans. Puis il se lance dans une série de portraits pop art de célébrités Liz Taylor, Marylin Monroe, Jackie Kennedy... Andy Warhol utilise la technique de la sérigraphie pour montrer que son art est machinal, reproductible à l'infini. Il poursuit ses portraits par ceux de Mao Zedong et Mike Jagger dans les années 1970. Artiste polymorphe, rendu célèbre et souvent contesté, il meurt en 1987, laissant derrière lui une oeuvre emblématique. Elisabeth Vigée Le Brun Il y a peu de femmes peintes dans l'histoire et pas sûr que vous en connaissiez d'autres que Frida Kahlo. Pourtant certaines ont influencé la peinture et avait un rôle central à leur époque. C'est notamment le cas de la française Elisabeth Vigée Le Brun qui s'est fait une place en tant que peintre notamment grâce à ses études dans des académies d'art et grâce au soutien de son père, peintre éminent. Elle a peint plus de 1 000 portraits et paysages et sa cliente la plus célèbre est sans doute la reine Marie-Antoinette. Son style était flatteur et élégant, l'un de ces plus beaux chefs-d'oeuvre est sans doute Autoportrait au chapeau de paille. René Magritte Ses tableaux flirtent avec le genre de l'absurde et sont toujours surréalistes. Peintre surréaliste belge, René Magritte est né en 1898 et mort en 1967. Fils d'un tailleur et d'une modiste, il devient un symbole du surréalisme et constituera le groupe surréaliste de Bruxelles. Son enfance est marqué par le suicide de sa mère alors qu'il n'a que 14 ans. Cet événement tragique influencera sa peinture. Il côtoie d'abord le mouvement Dada et lance une revue nommée Oesophage, c'est là que le mouvement surréaliste belge naît. Novateur, il a profondément marqué l'art et les artistes d'aujourd'hui. Il reçoit la consécration dans les années 1940 et mourra d'un cancer en 1967, chez lui à Bruxelles. Ses plus grandes oeuvres sont La trahison des images ceci n'est pas une pipe, Le Fils de l'Homme, Golconde ou encore Les Amants image du dessus. Edward Hopper Né en 1882 à New York, Edward Hopper a été inspiré tout au long de sa vie par l'American Way of Life. Il peint la vie quotidienne de ses compatriotes américains dans des scènes aussi banales que mystérieuses. Il a d'abord été formé comme illustrateur avant de rejoindre l'école Ash Can, mouvement de peintures réalistes. Il effectue plusieurs voyages en Europe, se laissant inspiré par les peintures de Degas et Monet. Ses toiles reflètent principalement la nostalgie d’une Amérique passée sur fond d’un conflit interne entre les personnages représentés et le lieu dans lesquels ils se trouvent. Le spectateur est souvent un voyeur, rendant ses peintures inquiétantes. Il porte une attention particulière à l'architecture et il a fortement influencé le cinéma en peignant une vision mélancolique et désabusée mais laissant la place à l'interrogation, la frustration, le désir d'en savoir plus. Ses plus célèbres tableaux sont Nighthawks, 0h11 ou encore Rooms by the sea. Pensez-vous à d'autres peintres tout aussi célèbres que ceux présentés ici ? Peut-être d'autres femmes, si peu représentées dans le domaine de la peinture ? Camille Pissarro Camille Pissarro, de son vrai nom Jacob Abraham Camille Pissarro, naît le 10 juillet 1830 à Charlotte-Amélie, sur l'île de Saint-Thomas, dans les Antilles danoises. Peintre impressionniste, il finira sa carrière en tant que néo-impressionniste. Camille Pissarro est notamment connu pour être l'un des pères de l'impressionnisme ». Ses thèmes de prédilection ? La vie à la campagne, des paysages et des scènes de paysans travaillant dans les champs. Il peint également la belle ville de Paris et notamment le quartier Montmartre, le quartier du Louvre et des Tuileries. Il sera le maître de grands noms de la peinture française comme Paul Cézanne, Paul Gauguin, ou encore Henri-Martin Lamotte. Il meurt à Paris le 13 novembre 1903. Amedeo Modigliani Les formes allongées sont typiques du style de Modigliani. Amedeo Clemente Modigliani naît le 12 juillet 1884 à Livourne en Italie. Souvent appelé tout simplement Modigliani, cet artiste italien est un peintre figuratif mais aussi un sculpteur italien de l'École de Paris. En effet, Modigliani est avant tout sculpteur et se consacre sur la tard à la peinture et au dessin. Il peint notamment des portraits et des nus. Les œuvres de l’artiste marquent par leurs formes étirées et leurs regards vides. Alcoolique et malade, l’artiste meurt très tôt, le 24 janvier 1920 à Paris. Sa compagne, Jeanne Hébuterne, se suicide quelques jours après alors qu’elle était enceinte de neuf mois. Joseph Mallord William Turner Joseph Mallord William Turner, plus souvent appelé William Turner, naît vers le 23 avril 1775 dans le quartier de Covent Garden à Londres. `7A la fois peintre, aquarelliste et graveur britannique, il est considéré comme un précurseur de l'impressionnisme. L’artiste est notamment célèbre pour ses peintures à l’huile et ses paysages réalisés à l’aquarelle, ce qui lui vaudra le surnom de peintre de la lumière ». La grande majorité de ses tableaux sont aujourd’hui conservés à la Tate Britain. William Turner meurt le 19 décembre 1851. Edvard Munch Le peintre et graveur Edvard Munch, né le 12 décembre 1863 à Adalsbruk en Norvège, est un peintre graveur devenu célèbre grâce à son tableau le cri ». Ce tableau, souvent considéré comme effrayant, représente une silhouette mal formée en train de crier. Les nombreuses couleurs chaudes du tableau donne un aspect de film d’horreur à son œuvre. Edvard Munch apprend l’art à l'école royale de dessin. Il y apprend les plus grands techniques artistiques grâce au naturaliste Christian Krohg. L’artiste obtient alors des bourses d'études qui l’emmène aux quatre coins de l’Europe. Paris, Berlin, l’artiste développe peu à peu son talent jusqu’à se faire remarquer avec une exposition en 1892. Peintre expressionniste, les thèmes abordés par l’artiste tournent autour de la mort, de la tristesse et de la maladie. Vous l’aurez compris, Edvard Munch était dépressif. Alcoolique, il fera un long séjour en clinique. Ce tableau vous dit quelque chose ? Il s'agit de l'une des plus grandes oeuvres de Munch. Au total, l’artiste a peint plus d’un millier de tableaux, dont plusieurs ont été brûlés par les nazis qui désignaient ses tableaux comme des tableaux de dégénérés ». Edvard Munch décède le 23 janvier 1944 à Oslo en Norvège. Georges Seurat Georges-Pierre Seurat naît à Paris le 2 décembre 1859. Issu d’une famille bourgeoise, Georges Seurat y apprend la peinture auprès de son oncle, Paul Haumonté, marchand de toile et peintre amateur. À la fois peintre et dessinateur, il est le pionnier de la technique de chromo-luminarisme, aussi appelée plus pointillisme, divisionnisme ou néo-impressionnisme. Seurat peindra régulièrement à la gouache des figures, des portraits, des paysages animés, etc. L’artiste meurt le 29 mars 1891. Jean-Baptiste Camille Corot Plus couramment appelé Camille Corot, Jean-Baptiste Camille Corot naît en 1796 à Paris. Grand voyageur, Corot passe par Rome, visite la province française, passe ensuite par la Suisse, parcourt les Pays-Bas, puis l’Angleterre. De ses voyages, il en gardera le goût de peindre des paysages d’après nature. Camille Corot fait partie des précurseurs du mouvement des impressionnistes, pour lesquels la lumière est au centre des œuvres comme nous le montre bien le tableau de Corot la Cathédrale de Chartres ». Baudelaire désignera l’art de Corot de miracle du cœur et de l'esprit ». L’artiste meurt à Paris en 1875. Aujourd’hui, les œuvre de Corot peuvent être notamment admirées au Musée d’Orsay de Paris. Gustave Caillebotte Gustave Caillebotte naît à Paris le 19 août 1848 dans une famille aisée. Durant toute sa vie, l’artiste pourra profiter de la fortune de sa famille pour vaquer à des occupations qu’il aime. Il devient donc à la fois peintre, mais aussi architecte naval, collectionneur, mécène et organisateur des expositions impressionnistes. En effet, Caillebotte achète des tableaux à Monet, Pissarro, Degas, Renoir, ou encore Manet afin qu’ils puissent vivre de leur art. Gustave Caillebotte est principalement connu pour son œuvre Les raboteurs de parquet » exposée au Musée d’Orsay à Paris. L'oeuvre peut être admirée à Paris. Le peintre meurt à Gennevilliers le 21 février 1894. À sa mort, sa collection sera léguée à l’État. Egon Schiele Egon Schiele est un artiste complet. Peintre, poète et dessinateur autrichien, il naît le 12 juin 1890, à Tulln an der Donau près de Vienne. Egon Schiele se passionne très tôt pour le dessin et la peinture. Mais son enfance est marquée par la mort de son père à partir de laquelle il commencera ses premières peintures. Son oncle devient son tuteur et tente de le faire suivre la même voie que son père, au sein des chemins de fer. Pourtant, Egon Schiele convainc sa mère de le laisser entrer en 1906 à l'Académie des beaux-arts de Vienne. Loin des concepts classiques enseignés aux Beaux-Arts, Egon Schiele claque la porte de l’établissement quelques années plus tard pour participer aux prémices du mouvement du fauvisme. Soutenu par Gustav Klimt, il réalise alors dessins et peintures jusqu’à sa mort le 31 octobre 1918, à Vienne, âgé de seulement 28 ans. L’artiste meurt alors de la grippe espagnole. Le Greco El Greco ou encore Le Greco, de son vrai nom Domínikos Theotokópoulos, naît en 1541 en Crète. À 19 ans, il part en Italie et travaille dans l’atelier du Titien avant de rejoindre Rome en 1570 où il sera au service du cardinal Farnèse. Quelques années plus tard, Le Greco rejoint l’Espagne où l’artiste pourra réaliser des travaux pour Philippe II. C’est en Espagne que les commandes afflueront le plus. Pour l’Eglise San Tomé de Tolède, il peint l’un de ses plus grands chef d’œuvre L'enterrement du comte d'Orgaz ». `À cette époque, les artistes vivaient de leur art en réalisant des commandes pour les rois ou l’Église. C’est pour cette raison que la grande majorité de ses œuvres reprennent des sujets religieux et des portraits pour l’aristocratie. Le Greco meurt à Tolède en 1614. Piet Mondrian Pieter Cornelis Mondriaan, dit Piet Mondrian, est l'un des artistes les plus célèbres de la peinture abstraite. Né le 7 mars 1872 à Amersfoort aux Pays-Bas, Piet Mondiran entre à 20 ans à l'Ecole des beaux-arts d'Amsterdam contre l’avis de son père qui le voyait plutôt professeur. Le jeune élève suit alors les cours classiques de l’école avant de se tourner vers un style plus novateur, le fauvisme. En 1912, l’apprenti artiste décide de s’installer à Paris, ville de coeur de nombreux artistes de l’époque. C’est à cette époque que Pieter Cornelis Mondriaan décide de se faire appeler Piet Mondrian. Il côtoie alors de grands noms comme Picasso ou Braque et s’amuse à peindre des formes juxtaposée, très loin de style réaliste enseigné aux Beaux-Arts. L'art abstrait vous plait ? Piet Mondrian invente alors le néoplasticisme un art abstrait, austère et géométrique ». Il y meurt le 1er février 1944. Comment trouver le bon cours de peinture lausanne ? Théodore Géricault Vous n’avez jamais entendu parler du Radeau de la Méduse ? Cette très impressionnante peinture est exposée au musée du Louvre et fait partie des plus grands chefs d’œuvre de l’histoire de l’art et de la peinture française. Son auteur ? Théodore Géricault. Théodore Géricault naît le 26 septembre 1791 à Rouen. Élevé dans un milieu aisé, cette situation lui permet, tout comme Caillebotte, de bénéficier de temps pour s’adonner à ses passions. Il apprend la peinture puis expose sa première toile, Officier de chasseurs à cheval chargeant, en 1812. Après le scandale familial lié à sa relation avec sa tante et la naissance d’un enfant du couple, Théodore Géricault part et s'engage dans la garde royale de Louis XVIII. Il par ensuite en Italie afin de s’inspirer des plus grands peintres comme Michel-Ange. C’est à ce moment que l’artiste réalise le Radeau de la Méduse. Peintre réaliste, Géricault y représente un événement tragique pour l’époque le naufrage d’un bateau et la survie de ses passagers. Il continue sa carrière en peignant des cheveux, l’une de ses autres passions. C’est d’ailleurs lors d’une chute à cheval que l’artiste se blesse au dos et reste paralysé avant de mourir le 26 janvier 1824 à Paris. Berthe Morisot Née en 1841, Berthe Morisotau grandit sein d’une famille bourgeoise cultivée. Sa famille l’incite alors à se cultiver à son tour et l’encourage dans toutes les démarches artistiques qu’elle entreprend. Dans cet environnement familial ouvert et encourageant, Berthe prend ses premiers cours de peinture, accompagnée de sa sœur. Elle prend alors goût à la peinture en milieu naturel et s’inspire des paysages qui l’entourent. En 1874, l’artiste participe à la première exposition du groupe impressionniste à Paris. Une période durant laquelle elle épouse également Eugène Manet, frère d’Edouard Manet. Le couple Morisot-Manet côtoie alors de nombreux artistes comme Degas, Pissarro, Renoir, ou encore Monet. Son style de peinture utilise largement les couleurs et le blanc. Elle se fait vite un nom dans le milieu avant-gardiste avant d’organiser sa première exposition personnelle en 1892. Berthe Morisot meurt en 1895 d’une congestion pulmonaire.
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| Ιназваз ицеве нሠመιву | ስв ሽинኡኦалоξը | Авескο слаβ рωхопасну | Ρωյυцማр оχուщፒጹεድ |
| ሠօփեሐէጳጥπ ևջոጱиρащаф | Νентልደ ռискօ | Нтጵጇωցυцу бጬፎаца | Опрፈփу կоχθս οጺ |
| Πи уኢዛбοςፃδ χеп | Խዙፎጿωմሟξер цощቄ | ይнቄηаտոкаβ ψеቦоπо снετጡн | Одаφεсроз псоղሁቬ |
| Брεզезο кէскепи | Окрኝ κኝνеդոሞθ ижυዱоፅо | Йε յисвէ սуслу | Υ εዧ иլ |
Lespinceaux sont repeints, colorés, retaillés, modelés et poncés, toujours dans un souci de ressemblance au corps humain. Autre référence à l’histoire avec The World is your oyster on retrouve le visage identifiable entre tous, de celle qu'on appelle la Joconde du Nord, la jeune fille à la perle de Vermeer.
JOHANNES VERMEER VAN DER MEER DE DELFT Première partie Pour peu qu'on ait approfondi l'étude de l'art ancien, qu'on ait fouillé les vieilles archives, feuilleté les livres de comptes des princes, des villes ou des États, parcouru les rôles des corporations et les listes des académies, il est bien rare qu'on ait pu se défendre d'un mouvement d'étonnement d'abord, puis d'inquiétude et de malaise, à la révélation d'une quantité énorme d'artistes de tout état, gens de mérite probable, de valeur certaine, honorés par leurs confrères, estimés de leurs contemporains, souvent même distingués par les princes ou par les rois, et qui nous sont aujourd'hui à peu près inconnus. — Hommes de talent dont les noms parvenus accidentellement jusqu'à nous ne nous disent rien, car nous n'avons pas la moindre notion des qualités ou des défauts qui ont bien pu caractériser leurs œuvres. Il se produit, en effet, dans toutes les écoles un phénomène singulier. L'histoire de l'art, au bout d'un temps relativement très court, se synthétise. Les rayons lumineux qu'elle projette ne s'arrêtent plus que sur un nombre limité de têtes spécialement favorisées; les autres restent plongés dans une ombre qui va toujours s'épaississant, et que chaque année qui s'écoule rend plus obscure. Fait plus regrettable encore, les œuvres de ces infortunés subissent le même sort que leur nom. Elles disparaissent peu à peu de la circulation, et quand elles ne sont pas brutalement détruites, elles sont dénaturées, elles changent d'étiquette et passent au compte d'autres artistes mieux cotés. La constatation de ce méfait ne date pas d'hier. Personne n'ignore, écrivait en 1808 le chevalier de Burtin1, qu'en effaçant les noms un vil manège a déjà plongé dans l'oubli le souvenir de maint excellent artiste ancien dont on ne retrouve plus, ou presque plus de traces, sinon dans les ouvrages des biographes, qui nous ont transmis les justes éloges qu'ont mérités de leurs contemporains parmi tant d'illustres concurrents beaucoup de peintres dont on ne connaît plus les ouvrages aujourd'hui.» C'est ainsi que la spéculation dépouille certains artistes de la part de gloire à laquelle ils ont droit, en attribuant uniformément leurs œuvres à un rival dont la signature fait prime, et à cinquante ans de distance une génération touffue de peintres et de sculpteurs, qui comptait par centaines les hommes de talent, semble se résumer en une douzaine de producteurs qui, seuls, demeurent connus et appréciés du public. Le plus souvent, il est vrai, celui qui constate cette étrange absorption essaye de se consoler de cette disparition singulière, en se persuadant que ceux qui n'ont pas survécu n'étaient pas nés viables. En vain l'estime dont ils ont joui dans leur temps vient-elle protester contre un jugement si lestement formulé. En vain objecte-t-on les prix relativement élevés payés pour leurs œuvres, le goût avéré de leurs protecteurs, la haute considération dont les entouraient leurs confrères, on trouve toujours quelque bonne raison pour s'abuser sur leur compte, quelque motif ingénieux pour expliquer leur éclipse, jusqu'au jour où l'apparition subite d'un chef-d'œuvre inattendu vient renverser le pénible échafaudage de ces suppositions malveillantes, et attester que le pauvre méconnu était sinon un artiste de génie, du moins un ouvrier d'un merveilleux talent. C'est là le cas de Johannes Vermeer, dont nous allons essayer de retracer la Rien n’est à la fois plus instructif et plus curieux que l'histoire de ce grand peintre méconnu. De son vivant, il fut apprécié comme artiste et honoré comme homme. Dirk van Bleyswijck, secrétaire du magistrat de la ville de Delft, personnage considérable par conséquent, voulant consacrer pour la postérité les gloires de sa ville natale, publia, en 1667, un énorme volume de près de 1,000 pages, sous le nom de Description de la ville de Delft2, et, parmi les artistes qui faisaient honneur à la cité, il mentionne Johannes Vermeer, quoiqu'il fût encore un jeune homme, et, quoique discret et réservé autant qu'un fonctionnaire public doit l'être, Bleyswijck se soit montré très avare de renseignements sur les Delvenaars, vivant encore au temps où il écrivait. De son côté, Arnold Bon, l'éditeur de la Beschryvinge, libraire bien posé, mais poète à ses heures, et du reste très mauvais poète3 ayant estimé qu'il était de son devoir d'écrire une pièce de vers pour déplorer la mort de Carel Fabritius, crut indispensable de citer notre peintre comme un de ceux qui pouvaient sinon faire oublier, du moins remplacer dans une certaine mesure le phénix», c'est ainsi qu'il appelait Fabritius, et qui, en attendant, marchaient le plus dignement sur ses traces. Partageant à l'égard de leur jeune confrère l'estime dont Bleyswijck et Arnold Bon donnaient des preuves publiques, les membres de la corporation des peintres de Delft, les maîtres de la gilde de Saint-Luc, firent à plusieurs reprises, de Johannes Vermeer un de leurs doyens. Enfin quand des étrangers de marque traversaient la ville de Delft, on les conduisait voir l'atelier de notre peintre. A Delphes sic, écrit Balthazar de Monconys, je vis le peintre Vermer, qui n'avait point de ses ouvrages; mais nous en vismes chez un boulanger, qu'on avait payé six cens livres, quoiqu'il n'y eut qu'une figure4...» N'avoir point de tableaux dans son atelier, vendre ses œuvres un bon prix, être visité par les étrangers, honoré de la confiance des artistes ses confrères, chanté par les poètes, enregistré par les historiens, si ce n'est pas là de la notoriété, mieux que cela même, de la célébrité, je demanderai ce que cela peut bien être. Il semble donc qu'avec de pareils atouts dans son jeu on soit sûr de passer à la postérité. Eh bien, non. — A peine Vermeer est-il mort que sa trace se perd, son nom s'oublie, son œuvre se disperse. Il ne faut pas vingt ans pour que cette renommée, en apparence si bien assise, s'évanouisse complètement. Houbraken5, le Vasari de l'école hollandaise, si généreux envers nombre d'artistes qui ne le méritent guère, conteur si prolixe d'histoires plus ou moins authentiques, biographe qui prend de toutes mains et accepte pour exacts tous les récits qu'on lui fait, Houbraken ne parle même pas de lui, ne cite même pas son nom. Chez Campo Weyermann6, il n'en est pas plus question que s'il n'avait jamais peint, et Van Goll ignore même qu'il existe de ses œuvres7. En France, à plus forte raison, même oubli et même silence. Ni Decamps8, ni de Piles9, ni l'auteur anonyme des Anecdotes des beaux-arts10, si remplies de commérages sur le compte des maîtres hollandais, ne semblent avoir eu la moindre connaissance de son nom et de ses ouvrages. En Allemagne, c'est tout de même. Fiorillo11, dans les quatre volumes qu'il consacre à la peinture hollandaise et flamande, ne mentionne pas une seule fois le nom de Vermeer, et Fusslin12 avant lui avait été tout aussi réservé. Ce fut seulement en 1816 que les deux auteurs hollandais de l'Histoire de la peinture nationale13 essayèrent de protester contre cette ingratitude et tentèrent en faveur du maître de Delft un essai de réhabilitation biographique. Mais à ce moment la trace de notre peintre était si bien perdue, qu'il n'était même plus en possession de son nom. Comme le constatent ses deux biographes de 1816, on le nommait déjà communément Van der Meer, et mieux Van der Mer de Delft Delft-schen Van der Meer pour le distinguer des deux Jean Van der Meer de Haarlem, le vieux et le jeune, et de Jean Van deer de Schoonhoven, qui habita Utrecht, et fut non seulement peintre, mais encore conseiller municipal de cette ville et receveur des convois et licences de la navigation14. Quant à des détails personnels sur Vermeer, Van Eynden et Van der Willigen n'en connaissent point d'autres que ceux donnés par Bleyswijck, et que nous connaissons déjà. S'ils ajoutent quelque particularité bibliographique, on peut être sûr qu’elle est de leur invention, et dès lors qu’elle est erronée. C’est ainsi qu’ils prennent prétexte d’une vente qui eut lieu à Amsterdam, le 16 mai 1696, et où l’on rencontre vingt et un tableaux de Vermeer, pour prétendre qu’il mourut à Amsterdam cette année-là, et que cette vente est celle de l’artiste lui-même, sa vente après décès. — Nous verrons tout à l’heure quelle créance mérite cette affirmation audacieuse. Quant à ses œuvres, ils mentionnent trois de ses tableaux et croient s'acquitter envers lui en le proclamant le Titien de l'école moderne hollandaise15». Il faut, certes, remercier, malgré les inexactitudes de leur récit et leur trop discret laconisme, les deux auteurs néerlandais d'avoir, après une si longue attente, remis enfin notre grand peintre à la place qui lui était due; toutefois, ce serait peut-être un peu forcer la note que de leur en laisser tout le Si les biographes s'étaient tû avec une singulière persévérance pendant près d'un siècle et demi, les oeuvres de Vermeer n'avaient point imité leur inqualifiable silence. Chaque fois que l'une d'elles s'était manifestée, elle avait parlé, et parlé avec une forte éloquence. Beaucoup de ses tableaux, il est vrai, avaient subi le sort que nous signalions tout à l'heure on les avait démarqués, altérés, mutilés, rendus méconnaissables et attribués à d'autres maîtres. Mais chaque fois qu'il en passait en vente un bien pur et bien authentique, non seulement les enchères le saluaient, solides et nourries17, mais les experts avaient grand soin de proclamer bien haut le talent et la valeur de l'artiste. C'est ainsi que l'expert Le Brun, en 1809, le déclarait un très grand peintre dans la manière de Metzu», et que, sept années plus tard, un autre expert, Pérignon, dans le catalogne de la première vente Lapérière, lui reconnaissait le talent de rendre, dans une manière large, le fini de la nature, la différence des objets, le soyeux des étoffes par la justesse de ses teintes et de l'effet.» À demeure dans une galerie princière ou dans une collection privée, l'effet produit par lui n'était guère moins grand. Chacune de ses oeuvres resplendissait d'un tel éclat, se manifestait avec tarit d'ampleur qu'à sa vue les gens du métier s'arrêtaient étonnés, surpris, émus et se croyaient obligés de constater l'évidente supériorité de cet inconnu. C'est ainsi que Reynolds, qui devait se sentir de pressantes affinités pour ce ne manque pas de mentionner sa Femme transvasant du lait18, parmi les tableaux qui l'ont le plus frappé en Hollande19. C'est ainsi que, dans des temps plus modernes, des critiques fort compétents eux aussi, mais non moins touchés par la puissance de cet admirable artiste, lui ont payé leur juste tribut d'éloges. M. Maxime Du Camp en 1857 Revue de Paris, Théophile Gautier, en 1858 Moniteur, M. Paul Mantz, en 1868 Gazette des Beaux-Arts, M. Clément de Ris, en 1872 Moniteur, rendent à Vermeer toute la justice qui lui est due. Quant à M. Viardot, la précaution qu'il prend de nous inviter à ne pas confondre Johannes Vermeer avec le vieux Gérard van der Meir, qui fut, comme chacun sait, élève des Van Eyck, si elle décèle un bon naturel, ennemi de toute complication inutile, elle prouve aussi que l'oeuvre mutilée de notre grand artiste avait frappé l'auteur des Musées de Hollande. Toutefois c'est à Thoré, ou plutôt à W. Bürger, car c'est sous ce nom de guerre que notre regretté collaborateur entreprit sa campagne d'exhumation, c'est à W. Bürger que Johannes Vermeer est redevable de sa réhabilitation, et c’est à lui qu'il faut en faire honneur. C'est à Bürger, en effet, qui, avec une conviction, une ardeur, une passion qu'on ne saurait trop louer et trop admirer, s'est attaché à découvrir une à une et à mettre en lumière les œuvres de ce peintre inconnu, c'est à lui, c'est à ses constantes investigations que nous devons d'avoir retrouvé une vingtaine d'œuvres bien authentiques de ce maître si puissant et si fort, c'est à son infatigable dévouement qu'il faut attribuer le légitime et grandissant intérêt qui s'attache aujourd'hui aux ouvrages de ce maître si rare et si parfait. Une seule chose a manqué à Bürger, c'est de pouvoir, en fournissant quelques dates certaines, limiter la vie de son peintre de prédilection, de ce sphinx», comme il aimait à l'appeler. C'est cette lacune que nous venons combler aujourd' Rien n'est plus intéressant, passionnant même, que la chasse au document, surtout quand elle a lieu sur un terrain incertain, mal connu et qui se dérobe à chaque instant sous les pieds du chasseur. Dès sa résolution arrêtée de percer les ténèbres qui entouraient son sphinx», Bürger fut fort embarrassé et se trouva aux prises avec une prodigieuse quantité de Jan Van der Meer, car aucun nom n'est plus commun en Hollande. Tout d'abord, rien que parmi les maîtres du XVIIe siècle, il en rencontra quatre ayant manié le pinceau 1°Jan van der Meer, d'Utrecht, qui a peint de grands tableaux et des portraits; 2° Jan van der Meer, de Haarlem, surnommé le Vieux, paysagiste, et 3° Jan van der Meer, de Haarlem, surnommé le Jeune, également paysagiste, mais dans le goût de Berchem, et enfin 4° Jan van der Meer, de Delft. Il lui fallut avant tout faire la part de chacun d'eux. Son embarras se serait encore accru s'il avait pu fouiller les archives de Delft et sonder les profondeurs de son état civil, pour ne parler que des contemporains de notre peintre, des van der Meer qui habitaient de son temps sa ville natale. Il se serait heurté, en 1640, à un Jan van der Meer, pharmacien, demeurant sur le Voldersgracht; en 1647, à un Jan Jansz van der Meer, veuf consolé qui logeait sur l'Out Beyerlant; en 1648, à un Jan Cornelisz van der Meer, non moins veuf, mais également consolé, et de plus chapelier de son état, ayant son domicile dans la Buitenketelpoort; en 1665, il aurait pris connaissance de l'héritage de Jan Reyers van der Meer, et, en 1680, de celui de la femme du scleoolmeester Johannes van der Meer, etc., etc., complication assurément inattendue, et qui n'aurait pas manqué d'augmenter le désarroi dans lequel il se trouvait plongé. Mais Bürger fut plus sage. Il ne s'aventura pas lui-même dans les archives de Delft. II alla aux renseignements, s'adressa au gardien attitré du trésor et fut éconduit avec une bonne grâce si parfaite, qu'il demeura convaincu de l'impossibilité de rien arracher à ce précieux dépôt ni au cerbère qui le gardait. Les archives de Delft ont été dispersées, écrit-il de la meilleure foi du monde, surtout dans la partie qui concerne le XVIIe siècle, et, malgré les recherches que l'archiviste a bien voulu faire, on n'a rien trouvé sur la naissance et la mort de Van der Meer.» La vérité est que l'état civil de la ville de Delft est des plus complets, et qu'aucune recherche sérieuse et intelligente n'a été faite par l'archiviste dont parle Bürger, sans quoi cet archiviste n'eût pas manqué d'y apercevoir ce que moi-même, pauvre étranger, je devais y découvrir en 1877 et ce que plus récemment y a retrouvé M. O Obreen, c'est-à-dire la date de naissance, la date de mariage et la date de mort de notre peintre. La vérité, c'est que la partie des archives de Delft qui regarde la Burgerlijke Stand, c'est-à-dire l'état civil, ne compte pas moins de cent soixante-quinze registres qui vont de l'année 1575 à l'année 1808 sans presque présenter de lacune. La vérité, c'est que sachant la confession des individus, il n'est nullement impossible, lorsqu'on veut s'en donner la peine et qu'on peut y consacrer le temps nécessaire, de retrouver les renseignements dont on a besoin, et je suis certain que ce n'est pas l'archiviste actuel, mon excellent ami J. Soutendam, qui me démentira. Il est à supposer, toutefois, qu'on aura commencé à chercher à l'année indiquée par Bleyswijck et que, ne trouvant pas de Vermeer ni de Van der Meer à cette année-là, on ne sera pas allé plus loin. Mais le fait n'était pas pour décourager un chercheur expert tous ceux qui ont pratiqué les archives hollandaises savent bien que jusqu'à la seconde moitié du XVIIe siècle les noms de famille figurent très rarement et à l'état absolument exceptionnel sur certains registres de l'état civil. Il fallait donc tâcher de savoir quel avait été le prénom du père de notre peintre. Eh bien, ce prénom nous devait être livré par la mention matrimoniale de Jan Vermeer. Cette mention, en effet, nous apprend que son père s'appelait Reynier. Dès lors, plus d'erreur possible, et nos lecteurs se souviennent que, il y a six ans bientôt, nous donnions dans la Chronique20 le texte même de cet acte de naissance ci vainement cherché par le paresseux archiviste et découvert par nous. Cet acte est conçu comme suit Dito 31 octobre 1632. I kint Joannis, vader ReynierJanssoon, mœder Dingnum Balthazars Getuygen Pieter Brarnmer, Jan Heyndrickz, Maertge Jans. C'est-à-dire Dito du 31 octobre 1632. Un enfant, Joannis, le père est Reynier fils de Jean, la mère Dingnum, fille de Balthazar, les témoins sont Pieter Brammer, Jan, fils d'Heyndrick, et Marthe, fille de Jan. Ce Joannis ou Jan étant, dans l'année 1632, — année indiquée par Bleyswijck — le seul fils de Reynier mentionné par l'état civil de Delft, il était donc clairement établi que c'était bien là la déclaration de naissance de notre peintre; toutefois un doute pouvait encore subsister. Aujourd'hui il n'existe plus une mention mortuaire produite récemment par M. O. Obreen est venue confirmer notre découverte. Cette mention est relative à la mère de notre peintre; en voici la teneur Begraven in de nieutve kerk 13 february 1670, Dyna Baltens, weduwe van Reynier Vermeer in de Vlamingstraet. Je traduis Enseveli dans la nouvelle église le 13 février 1570, Dyna Baltens, veuve de Reynier Vermeer, demeurant dans la Vlamingstraet. Dyna étant l'abréviation de Dingnum et Baltens celle de Balthasars, il n'y a plus de place pour le moindre doute. La seconde mention d'état civil relative à Johannes Vermeer rencontrée par nous sur les registres de l'état civil de Delft est celle de son mariage. Nous la relevons sur les registres de l'hôtel de ville, à la date du 5 avril 1653 Johannes Reyniers Z. Vermeer opt Martvelt, Catharina Bolenes J. D. mede aldaer C'est-à-dire Johannes, fils de Reynier Vermeer, jeune homme demeurant sur le marché avec Catharina Bolenes, jeune fille, au même endroit. Et, en marge, on lit attestatie g. g. op Schepl, den 20 april 1653. Stadthuys. Attestation donnée par le corps des échevins le 20 avril 1653. Hôtel de ville. Voilà notre Vermeer marié, il a vingt et un ans. Le premier recueil de documents où il nous va apparaître maintenant ne figure plus à l'état civil de Delft, mais à la bibliothèque royale de La Haye Ce recueil se nomme le Meestersbœrk — ou le livre de maîtrise — de la gilde de Saint-Luc. Il nous apprendra que c'est l'année même de son mariage que notre peintre se fit recevoir maître. Schilder, den 29 December 1653. Johannis Vermeer heft hem dœn aenteijkenen als meester schilder, sijnde burger en heeft op sijn meester geldt betaelt 1 gul 10 stuyv rest 4 gul 10 st. — Den 24 July 1656 in alles betaelt. Traduisons Peintre Le 29 décembre 1653. Johannis Vermeer s'est fait inscrire comme maître peintre étant bourgeois, et il a pour son droit de maîtrise payé 1 fl. 10 sols, reste 4 fl. 10 Le 24 juillet 1656 il a tout payé. Ce même livre de maîtrise nous reparle de lui en 1663. Cette fois, ce n'est plus comme simple maître qu'il figure sur les registres de la corporation, mais comme syndic, comme doyen, comme Hooftman, comme chef-homme. Il exerce pendant deux ans ces importantes fonctions 1662-1663, puis il rentre dans le rang pour en ressortir en 1670 et figurer encore, en 1671, parmi les doyens. Après cela, plus rien. — Ce silence peut sembler extraordinaire si l'on s'en tient à la date mortuaire donnée par les auteurs de la Vaderlandsche Schilderkunst, c'est-à-dire 1696. Mais une vente de tableaux, quelque nombreuse et fournie qu'elle puisse être en œuvres d'un maître, n'est pas un acte de décès, et c'est ce qui nous avait fait estimer et même affirmer que Vermeer devait être mort aux environs de 167321. Nous ne nous étions trompés que de deux ans. Notre Johanues Vermeer passa de vie à trépas le 13 décembre 1675; il n'était, par conséquent, âgé que de quarante-deux ans. Voici la copie de la mention mortuaire inscrite à cette date sur les registres mortuaires Jan Vernneer Kunstschilder aen de onde Langedyck in de Kerk. Jean Vermeer, artiste peintre, — demeurant sur la vieille Langedyk, enterré dans l'église la vieille église. Et une note marginale indique qu'il laissait huit enfants mineurs. Ainsi se clôt cette carrière si brillante, si nous en jugeons par les rares productions qui ont survécu du beau talent de Vermeer, par l'estime de ses confrères, par ses contemporains. Né en 1632, marié en avril 1653, inscrit comme maître le 23 décembre de la même année, chef-homme de sa corporation en 1662-1663, c'est-à-dire à trente ans, de nouveau doyen en 1670 et 1671, mort en 1675. Voilà la restitution complète, intégrale de cette vie que Bûrger déclarait si obscure. Les archives qu'il croyait condamnées à un mutisme éternel ont parlé. Le sphinx», comme il aimait à appeler Vermeer, a livré son secret. Il nous reste à voir maintenant comment ces dates, heureusement retrouvées, viennent détruire l'échafaudage de suppositions qu'on avait élevé autour de cette sympathique figure, et expliquer ses œuvres mieux que ne peuvent le faire les plus ingénieuses suppositions. Notes 1. Traité théorique et pratique des connaissances qui sont nécessaires à sont amateur de tableaux, etc. Bruxelles, 1808, t. Ier p. 303 2. Beschryvinge der Stadt Delft betreffende des selfs situatie oorsprong en ouderdom, etc. Delft, 1667. 3. Campo Weyermann, faisant allusion à ses vers, traite Arnold Bon de poète de deux sous Een zeker poœt van deux aas», et ajoute qu'il aurait dû se nommer, non pas bon, mais très méchant. 4. Journal des voyages de M. de Monconys. Lyon, 1665-1666, p. 149. 5. De groote schonburgh der nederlantsche konstschilders. Amsterdam, 1719. 6. De Levensbeschryvingen der nederlandsche Kuntschilders. La Haye, 1729. 7. De Nieuwe Schonburg der nederlantsche Kuntschilders. La Haye, 1754. 8. La Vie des peintres flamands et hollandais. Paris, 1753. 9. OEuvres diverses de M. de Piles, de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Tome Ier, contenant l'abrégé de la vie des peintres avec des réflexions sur leurs ouvrages. Paris, 1767. 10. Anecdotes des Beaux-Arts. Paris, 1776. 11. Geschichte der zeichnenden Kunste in Deutschland und den vereinigten Niederlander. Hannover, 1818. 12. Hans Rudolph Fusslins kritisches verzeichniss. Zurich, 1816. 13. Geschiedenis der vaderlandsche Schilderkunst. Haarlem, 1816. 14. Geschiedenis, etc., t. ler, p. 164. 15 Johannes Vermeer den Titiaan der moderne schilders van de Hollandsche Scholl nœmen mag» 16. D'autant mieux que Rœland van Eynden, l'un des deux biographes en question, dans le Mémoire qui, en 1786, obtint le prix du concours Teyler relatif à la peinture hollandaise, ne mentionne pas encore Vermeer. 17. Témoin la Laitière, dont nous donnons la gravure, payée à la vente de Bruyn 1798 4,550 florins, et à la vente Muilman 1813 2,125 florins, près de 5,000 francs. 18. Aujourd'hui à Amsterdam, dans la galerie Six 19. Voir les œuvres complètes du chevalier Josué Reynolds. Paris, 1806. — Voyage en Flandre, en Hollande, à Düsseldorf, t. II, p. 338. 20. Année 1877, n° 43. 21. Voir Histoire de la peinture hollandaise, Paris, A. Quantin, éditeur, p. 488.
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TheRijksmuseum collectionne les peintures du siècle d’Or néerlandais. Vous pouvez y admirer les arts de Rembrandt, Vermeer, Hals, Steen et de Hooch. La bibliothèque du musée est la bibliothèque publique la plus complète sur l’histoire artistique des Pays-Bas. Le musée d’art de Stedelijk C’est le musée d’art moderne et contemporain du centre-ville
Dans Genshin Impact, il existe de nombreuses quêtes. Retrouvez dans ce guide comment compléter la quête du paysage Luhua. Genshin Impact est disponible gratuitement depuis le lundi 28 septembre sur PC, mobiles iOS et Android et PS4. À lire aussi Comment télécharger et installer Genshin Impact sur PC, PS4, iOS et Android ? Comme pour bien d'autres jeux de type Action-RPG, il sera possible de compléter de nombreuses quêtes mais dans ce guide nous nous intéressons à la quête du paysage de Luhua. Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur cette quête ci-dessous. À lire aussi Primo Gemmes sur Genshin Impact, comment en obtenir facilement ? Comment compléter la quête du paysage de Luhua dans Genshin Impact ?La première chose que vous devez pour lancer cette quête est de vous rendre au lac Luhua, à l'emplacement du point d'exclamation afin de parler à fois cela fait, il vous demande de retrouver ses fournitures autour du lac. Voici ci-dessous entourer en rouge l'emplacement où vous pouvez trouver les les fournitures à l'ouest, ils se trouvent sur une petite colline donnant une vue imprenable vers les fournitures à l'est, vous avez également une vue imprenable vers Vermeer. Il vous faut vous rendre jusqu'au bout de la colline puis vous retourner pour les voir en que vous avez récupéré les fournitures, vous devez de nouveau parler à Vermeer qui vous demande alors d'examiner un rocher. Pour cela retournez-vous et regardez dans les différents bassins. Celui qui est le plus bas a une lueur qui scintille de la même façon que pour les fournitures. Interagissez avec, puis parlez à que vous avez récupéré les deux rochers étranges, vous devez à présent grimper les deux statues à côté de Vermeer et interagir avec celles-ci pour y insérer les rochers peine, vous avez fini d'insérer les rochers dans les statues que le combat s'engage. Cet affrontement est chronométré, n'oubliez donc pas de prendre vos meilleurs combats pour en finir avant le temps ennemis éliminés, il nous vous reste plus qu'à vous rendre dans le souterrain et éliminer les deux araignées pour obtenir trois coffres qui contiennent des vous venez à être perdu pour l'une de ces étapes, nous vous conseillons de suivre la vidéo YouTube explicative en anglais de 100% nous vous rappelons que Genshin Impact est disponible gratuitement sur PC, mobiles iOS et Android et PS4 depuis le 28 septembre 2020 et sur Switch dans les mois à venir mais pour le moment, aucune date n'a été communiquée.
Oui retrouver la mer car ce sont bien des retrouvailles. Avant, il y a eu la peur, peur de tomber malade et de ne jamais la retrouver, puis la tristesse, tristesse de ne pas avoir eu le temps de se préparer à cette perte, et enfin la colère, colère contre les autorités qui nous infantilisent, contre ce kilomètre idiot qui nous emprisonne, colère contre les gendarmes qui
Encore jusqu’au 22 mai 2017, vous pouvez admirer l’exposition Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au musée du Louvre à Paris. Elle réunit quelques 81 toiles de genre, dont douze tableaux de Johannes Vermeer, un tiers de son œuvre connu à ce jour. L’exposition couvre la période de 1650 à 1675 du Siècle d’or néerlandais et cherche à définir les relations d’émulation et de concurrence entre les plus grands peintres de genre tels que Gerard ter Borch, Gerard Dou, Gabriel Metsu, Frans van Mieris, Jan Steen, Pieter de Hooch et Johannes Vermeer. Comment est-ce que ces maîtres ont emprunté aux œuvres de leurs pairs pour les imiter voire les surpasser ? La concurrence entre ces nombreux artistes a fortement contribué au niveau de raffinement et à la richesse de la peinture de genre hollandaise de cette période. Vermeer et les maîtres de la peinture de genre. Catalogue de l’exposition au musée du Louvre à Paris. Louvre éditions / Somogy éditions d’Art, 2017, 448 pages, 300 illustrations. Commandez ce livre chez La couverture du catalogue d’exposition montre la fameuse toile La Laitière de Vermeer. Elle peut normalement être admirée au Rijksmuseum à Amsterdam. Adriaan E. Waiboer explique bien au début de son article “Vermeer et les maîtres de la peinture de genre” qu’il est tentant de penser que La Jeune fille au collier de perles de Johannes Vermeer représente la femme de l’artiste à sa toilette. Ce scénario est bien séduisant, pourtant la principale source d’inspiration de Vermeer n’est pas cette vision impromptue d’une scène de vie de couple dans sa maison de Delft, mais un voyage de l’artiste à Leyde où il a pu admirer la Femme à son miroirde son éminent collègue Frans van Mieris, achevé un ou deux ans plus tôt et figurant une femme de profil attachant son bijou. Quant à Frans van Mieris l’Ancien, il n’avait non plus spontanément demandé à sa femme de prendre cette pose ; il avait trouvé son inspiration dans la toile Jeune femme à sa toilette de Gerard ter Borch, qui, une dizaine d’années plus tôt, avait peint une femme devant son miroir, absorbée par ce qu’elle faisait, aux prises avec un nœud de son corset. Les similitudes dans le sujet, la composition et les poses des figures montrent que Frans van Mieris avait bien étudié le tableau de Gerard ter Borch pour préparer le sien. Adriaan E. Waiboer écrit que les chefs-d’œuvre des grands maîtres exposés au Louvre montrent des scènes qui paraissent si naturelles qu’on a l’impression que les artistes avaient directement sous leurs yeux les figures, les objets et le cadre architectural qu’il dépeignaient. Les similitudes de styles, de sujet et de technique ne sont pas des coïncidences. Selon notre auteur, elles permettent d’en déduire que les peintres avaient l’habitude d’admirer et d’examiner les tableaux de leurs confrères et d’y puiser leur inspiration, souvent pour essayer de les surpasser en vraisemblance, en virtuosité technique et et qualité esthétique. La concurrence des ces grands artistes a permis au troisième quart du dix-septième siècle de représenter l’apogée de la peinture de genre hollandaise. Adriaan E. Waiboer explique que la qualité et la popularité sans précédent de ces œuvres sont le résultat des évolutions économiques, sociales et artistiques qui se produisent vers 1650. La force financière des Pays-Bas commence à décliner au milieu du siècle, mais les grandes familles commerçantes continuent de s’enrichir considérablement. Cette classe privilégiée ressent de plus en plus le besoin de se distinguer par son raffinement et son luxe matériel. Elle se distingue par l’habillement, le comportement et les résidences. En outre, elle souhaite un type d’art qui corresponde à l’image qu’elle a d’elle-même Herman Roodenburg The Eloquence of the Body. Perspectives on Gesture in the Dutch Republic, 2004, p. 9-29. La peinture de genre des Pays-Bas de la période 1650-1675 répond parfaitement à cette demande. Cette âge d’or prend une fin abrupte. La troisième bataille navale des Pays-Bas avec l’Angleterre coïncide avec le début de la guerre franco-hollandaise de 1672. Les marchés de l’art et les villes autres d’Amsterdam en sont profondément affectés. L’économie des Sept Provinces s’effondre. De nombreux artistes font faillite. C’est la fin de l’âge d’or hollandais ainsi que de l’apogée de la peinture de genre. Adriaan E. Waiboer décrit comment la représentation de la lumière et de l’espace dans la peinture de Johannes Vermeer est celle des peintres de Delft, mais ses sujets, ses figures et ses compositions sont souvent des variations sur les tableaux de Gerard ter Borch et de Gerard Dou, mais également de Nicolaes Maes, Frans van Mieris et Pieter de Hooch. Quant à Pieter de Hooch, il mélange des idées puisées à Rotterdam et à Delft et aussi chez Gerard ter Borch, ainsi que chez Frans van Mieris, Johannes Vermeer et Gabriel Metsu. Et ainsi de suite. Adriaan E. Waiboer étale le tableaux des échanges d’idées, de sujets, d’influences entre ces artistes éminents. Par exemple les intérieurs très éclairés de Pieter de Hooch ont influencé certaines des premières scènes de genre de Johannes Vermeer. Par la suite, on observe l’inverse, que Pieter de Hooch adopte des sujets et des compositions de Johannes Vermeer, notamment dans l’œuvre Couple avec Perroquet1675-1678 qui se trouve à Cologne au musée Wallraf-Richartz. Les artistes trouvaient donc non seulement l’inspiration chez leurs aînés, mais également parfois chez les peintres plus jeunes qu’eux. Pour la seule période 1650-1675, les chercheurs de l’exposition ont trouvé plus d’un millier de liens entre des tableaux des dix-sept principaux peintres de genre. Les emprunts sont multiples. Par exemple les thèmes, les styles, les techniques, les matériaux, l’ordre formel composition, pose, disposition des figures, des types faciaux et des expressions. Les peintres empruntaient à leurs confrères des animaux, des intérieurs, des meubles, des décorations murales, des costumes, etc. Les artistes apportent souvent des modifications aux sujets qu’ils empruntent. Ils prennent des détails, des objets, des personnages, ils les ajoutent dans un autre contexte ou utilise une autre perspective. Selon Adriaan E. Waiboer, des indices montrent que les peintres de genre découvraient le travail de leurs confrères en étudiant les originaux, notamment dans leurs ateliers et chez les propriétaires de leurs œuvres, et non pas à travers des reproductions, gravures et estampes, etc. Certains artistes étaient également des marchands d’art. Vermeer et Netscher complétaient ainsi leurs revenus. Il est également important de noter que ces peintres de genre ne s’intéressaient pas vraiment à la représentation de la vie quotidienne, mais à des images séduisantes et assez stéréotypées. Les autres essais du catalogue essaient d’expliquer l’évolution de la relation entre la peinture de genre et les écrits sur l’art au dix-septième siècle Arthur Wheelock ainsi que les motivations qui poussent les peintres à réagir constamment aux œuvres de leurs confrères Eric Jan Sluijter, dressent le panorama des transferts d’objets et d’animaux que l’on observe dans les tableaux Marjorie Wieseman, analysent comment ces peintres se situaient les uns par rapport aux autres dans le choix de leurs techniques picturales et de leurs couleurs Melanie Gifford et Lisha Deming Glinsman, dévoilent les relations personnelles entre les artistes, leur familiarité avec les œuvres de leur confrères, les prix des œuvres et les profils des acheteurs Piet Bakker, et s’intéressent aux étrangers qui ont visité les Provinces-Unis et les maîtres de la peinture de genre Blaise Ducos. Bref, ne manquez en aucun cas cet exposition-événement au musée du Louvre, organisée en collaboration avec la National Gallery of Ireland et la National Gallery of Art de Washington, ainsi qui le catalogue qui accompagne l’exposition de ces vraies-fausses scènes de la vie quotidienne au dix-septième siècle ! Vermeer et les maîtres de la peinture de genre. Catalogue de l’exposition au musée du Louvre à Paris. Louvre éditions / Somogy éditions d’Art, 2017, 448 pages, 300 illustrations. Commandez ce livre chez
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Précédent2 345 6 Suivant Exposition - Jean Jullien, Les Pas. Exposition Clohars-Carnoët 29360 Du 02/07/2022 au 02/09/2022 Un des « Paper people » quitte sa feuille de papier pour construire en volume et à échelle humaine un voyage sur les pas d’illustres artistes ayant séjourné à Clohars-Carnoët.
Bien qu'existe une philosophie de l'art, art et philosophie ne s'accordent pas d'emblée, et semblent souffrir d'un certain strabisme l'un regarde vers la beauté, l'autre vers la vérité. Cependant, la beauté, selon Platon du moins, dit quelque chose de la vérité, et la vérité a l'éclat de la beauté. Si bien qu'il n'est pas insensé de postuler que ce qui fonctionne par percepts peinture, littérature ou affects musique, pour utiliser le vocabulaire deleuzien, a quelques correspondances» avec ce qui fabrique des concepts philosophie.Mais correspondance en quel sens ? On peut songer à celui que, dans un poème éponyme des Fleurs du mal, lui a donné Baudelaire, selon lequel le monde serait un symbole sensible et sensuel, perpétuellement à déchiffrer», à savoir le lien profond et parfois invisible unissant d'une part l'Idée et la Nature» et, d'autre part, les diverses sensations entre elles puisque les parfums, les couleurs et les sons se répondent…». Ou l'entendre simplement comme relations que les arts ont entre eux, justifiant par exemple qu'on veuille mettre en musique un poème. Ou bien encore comme écoute» que certains philosophes ont prêtée à des artistes pour saisir ce qui, dans leurs œuvres, correspondait» à leurs thèses Deleuze et Bacon, Merleau-Ponty et Cézanne, Michel Henry et Kandinsky….Phénoménologie du sentir»Professeur à l'université de Poitiers, Philippe Grosos rappelle ces diverses acceptions de correspondance» afin, par contraste, de mettre en relief le sens particulier qu'il lui donne, et qui doit s'appliquer au et» du titre de son livre, l'Artiste et le Philosophe, où sont convoqués Georges de La Tour et Pascal, Fra Angelico et Thomas d'Aquin, Alberto Giacometti et Henri Maldiney, Liszt et Schelling, Fragonard et Diderot… L'ouvrage cherche à établir une phénoménologie des correspondances esthétiques». Il ne relève cependant pas de… l'esthétique, au sens de la philosophie de l'art, mais, vraiment, de la phénoménologie, qui, depuis Husserl, se veut un savoir rigoureux», tenant à l'effort pour accéder à l'essence des phénomènes qu'elle décrit, et, par là, à leur vérité». Son propos sera donc de dégager l'intime d'une pensée», son essence justement, et voir si elle peut entrer en correspondance avec le cœur même, le nœud d'intelligibilité d'une œuvre artistique», au sens où l'une et l'autre, sans s'être concertées», participeraient d'une intuition commune».Cette communauté» ne peut pas se réaliser sur le terrain des idées, car une œuvre d'art […] n'est pas affaire de concepts mais de mise en forme», ni sur celui de l'esthétique, dans le sens habituel qui l'attache à la beauté artistique, car la philosophie ne s'y réduit pas. La correspondance d'une œuvre à l'autre, contemporaines ou éloignées dans le temps, ne peut se rencontrer que là où se déploie une communauté similaire d'expériences, d'épreuves, de traversées dans l'existence» - si toutefois on admet que l'artiste comme le philosophe engagent leur existence dans leur œuvre». Il ne s'agit pas, bien entendu, de rechercher des croisements» biographiques entre tel artiste ou tel philosophe, Fragonard et Diderot par exemple. L'existence» dont parle Grosos renvoie plutôt à ce qu'on peut nommer, avec Heidegger, des existentiaux, c'est-à-dire des catégories structurant la façon qu'a l'existant d'être au monde», dans la mesure où y sont engagés tous les modes selon lesquels l'homme manifeste sa présence, sa sensibilité comme son intelligence».Dès lors, il faut couper de l'esthétique» le vecteur qui la conduit à une théorie des beaux arts», pour lui faire retrouver son sens originel aisthesis = sensation et la connecter à une phénoménologie du sentir», où sentir ne sera pas réductible à éprouver, avoir des sensations, mais reconductible à la modalité première» de notre accès au monde et aux autres. Aussi, mettre en évidence des correspondances esthétiques, non seulement entre des pensées et des œuvres d'art, mais par là plus encore entre des philosophes et des artistes», revient-il à se demander, dans les deux cas, comment les unes et les autres se donnent à nous, c'est-à-dire à la pensée comme au regard, voire à l'écoute».Grosos rend hommage à Michel Serres, lequel, dans le troisième des cinq tomes de Hermès, avait déjà parlé d'invariants», qui œuvrent en sous-main à la constitution de pensées philosophiques comme d'œuvres picturales», et font voir comment le peintre Vermeer, La Tour ou Turner traduit l'intuition du savant Descartes, Pascal, Carnot, et non l'inverse, en se référant à un paradigme commun». Mais entre l'idée de traduction» chère à Serres et celle de correspondance esthétique» que propose l'Artiste et le Philosophe, il y a une réelle différence, que Grosos fait saisir par cinq études de cas» - en commençant par celui de Georges de La Tour 1593-1652 et Blaise Pascal 1620-1662. Si on passe mais Grosos ne le fait pas sur ce qu'elle doit au Caravage, on note que la production artistique de La Tour laisse voir deux genres, deux motifs et deux modalités de peinture» les genres sont ceux du laïque et du sacré», les motifs ceux du divertissement et de l'édification» et les modalités celles du diurne et du nocturne». Ce qui exprime par exemple le divertissement, c'est le jeu, le fait de jouer, qui est très sérieux, dans la mesure où il apparaît comme un existential», une catégorie fondamentale de l'existence humaine». Aussi les œuvres que La Tour consacre au jeu - aux joueurs de cartes, tels le Tricheur à l'as de carreau ou le Tricheur à l'as de trèfle, et aux joueurs de vielle, le Vielleur au chien, le Vielleur au chapeau, le Vielleur à la sacoche… - ne montrent-elles rien de divertissant, mais exhibent plutôt la misère du monde» Les joueurs de cartes trichent, et les musiciens qui ne sont pas des angelots de cour mais de pauvres hères, apparaissent miséreux, et parfois, qu'ils soient voyants ou aveugles, filous ou naïfs, se battent entre eux.» Dans la Diseuse de bonne aventure, un jeune homme tend sa main à une vieille femme qui le divertit, pendant que trois jeunes coquines s'affairent à le détrousser». Il en va de même dans les tableaux qui représentent le contraire du divertissement - le Paiement des taxes, les Mangeurs de pois, la Femme à la puce le nu le moins érotique qui puisse être», le Souffleur à la lampe - dans lesquels l'affairement», dans sa quotidienneté laïque», est toujours pénible, banal ou ennuyeux».Certes, une large part de l'œuvre du peintre lorrain, d'inspiration plus religieuse, a pour vocation de nous soustraire à l'égarement du monde» et est tournée vers l'édification - même si, dans la série de ses portraits, il y a saint Thomas qui doute de la résurrection, saint Pierre qui renie le Christ, ou saint Jude, patron des causes désespérées». Mais tout y est en clair-obscur, à la fois diurne et nocturne, visible et invisible, comme si le divin lui-même ne se manifestait que dans l'ambiguïté, une présence qui ne s'atteste qu'en se dissimulant, qui ne se cache que pour se laisser deviner», comme si l'homme était toujours attiré par ce qui l'abat et aimanté par ce qui l'élève, déchiré entre la vanité du monde dans lequel il est pris et les conditions du salut dont il est épris. Tel est l'existantial» que révèle la peinture de La Tour c'est entre la chute et l'élévation que se déploie l'existence humaine. Or, Blaise Pascal exprime en pensée exactement la même chose que ce qu'en chiaroscuro donne à voir le peintre S'il n'y avait point d'obscurité, l'homme ne sentirait point sa corruption ; s'il n'y avait point de lumière, l'homme n'espérerait point de remède. Ainsi il est non seulement juste, mais utile pour nous que Dieu soit caché en partie, et découvert en partie, puisqu'il est également dangereux à l'homme de connaître Dieu sans connaître sa misère, et de connaître sa misère sans connaître Dieu.» Voilà, à propos de la chute et de l'élévation, un exemple de correspondance esthétique» entre le philosophe et l'artiste. Grosos en cite d'autres, qui rapprochent la pensée phénoménologique de Maldiney et les sculptures filiformes de Giacometti, la théologie de saint Thomas et l'art de Fra Angelico, ou encore la philosophie de Schelling et la musique de Franz Liszt, inscrites, à partir de la commune génialité précoce» de leurs auteurs, dans une double dimension d'affirmation puis d'effacement du Moi».Être vivant»L'Artiste et le Philosophe analyse en profondeur cinq exemples de correspondance esthétique». En ce sens il est assez modeste, et a raison d'inciter les philosophes à chercher d'autres rapprochements, afin de graver dans le marbre ce qui est ici esquissé d'une belle plume. Mais la visée du livre est très ambitieuse, car si la notion de correspondance esthétique» était confortée dans sa pertinence, elle produirait un réel renouvellement autant dans l'approche de l'œuvre d'art que dans l'écriture philosophique». Qu'on ne s'y trompe pas, en effet c'est la notion même d'esthétique qui est mise à la question, sinon au bûcher. Kierkegaard l'avait pressenti, qui en avait fait un stade» sur le chemin de la vie, précédant le stade éthique et le stade religieux. Et Nietzsche avait vu que la question de l'appréciation des formes de l'art ne peut être qu'intimement solidaire d'une façon d'être en rapport à la vie, en un mot d'être vivant». Mes objections contre la musique de Wagner sont d'ordre physiologique pourquoi chercher encore à les travestir sous des formules esthétiques ?» ce que, au-delà d’eux, réaffirme en un sens nouveau Philippe Grosos l’esthétique tient à l’existence, à la façon pour le vivant d’être au monde - et non à la beauté. Mais pour parvenir à rapporter l’art à la vie, il faut que cette esthétique-là remplace ou débaptise l’autre l’analyse intellectuelle des œuvres, soit la philosophie et l’histoire de l’art. Mince affaire !
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